Poète Marieka-p

Poète Marieka-p

Poupée de chiffon,


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Sous la lueur d’un réverbérer

Dans le faubourg de la cité

On distinguait la pauvreté

Se maquillant comme l’hiver,

 

Une poudre blanche sur son visage

Et des dentelles de givre bleu,

Pailleté de lune sur son corsage

L’ombre de la nuit sur ses grands yeux,

 

Elle était là sur le parterre

Tel une rose un peu pommée

Les cheveux tirés en arrière

On aurait crus voir une poupée

 

 

Plus belle qu’un oiseau feux

Elle faisait pâlir les mégères

Qui crachaient un venin rugueux

Aussi brulant qu’le feu de l’enfer

 

Sur cette pauvrette de chiffon

Qui détournait les yeux des hommes,

Sur un petit morceau de cotillon

Qui dévoilait la peau d’une nonne

 

Aussi blanche qu’une colombe

Qui portait ses jeunes printemps

Mais pas si pure que la Joconde

Puisqu’elle vendait pour de l’argent

 

Dans des bordels aux murs sombres

Son corps qui n’avait pas vingt ans

A des êtres sortis de l’ombre

Qui jouissaient sans mettre de gant

 

Dans les entrailles de la rose

Le fiel impur de leur chaire

 La condamna dans la névrose

Jusqu’à la porte du cimetière.

 

 

 



18/11/2014
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